2010-09-17 10:25:46
Aux éditions Publibook : Carnets de balles de Julien Pichené préfacé par Patrice Dominguez
Entrons dans le vif du sujet. J'ai adoré ce livre ! L'occasion m'a était donné de rencontrer, à Rolland Garros, Julien Pichené, auteur d'un livre sur le tennis dont nous avions pu lire les bonnes pages avant sa sortie officielle. Ces 50 pages, sur 250, m'avait ravi et donné envie, certes de lire le livre dans son intégralité, mais aussi de croiser l'auteur d'un tel tour de force. Quel individu pouvait recueillir autant d'anecdotes, d'histoire et d'informations inédites alors qu'à l'aire d'Internet, il nous semble toujours que tout est dit ? Je suis le tennis depuis mon adolescence, voila donc plus de 20 ans et si certaines anecdotes relatées m'étaient plus ou moins connus, de nombreuses autres en revanche m'ont surprises au plus haut point. Quelques jours après cette rencontre que je vais vous relater, l'agence de presse de Julien m'a gentiment fait parvenir un exemplaire de son livre qui venait de sortir. Je l'ai depuis lu et relus. Replongeant dans 20 ans de souvenirs, j'ai décortiqué chaque anecdotes avec délectations. Le temps à passé et je me rends compte que je n'ai toujours pas recommandé ce livre. Honte à moi ! Vendredi, Roland Garros, chaude journée de qualification qui me permet de façon très informelle et fort sympathique de rencontrer Julien Pichené, jeune journaliste passionné de tennis qui couvre Ronald Garros depuis de nombreuses années. Le veinard ! A la question "comment", il réponds sassez naturellement qu'il a parcouru des heures et des pages d'archives de l'INA et de l'équipe, travail titanesque qui ne peut se faire qu'avec le consentement et l'aide de ces deux vénérables institutions. Il me raconte, aussi, comment il bénéficié de l'aide précieuse de mémoires vivantes du tennis que sont, pour ne citer qu'eux, Patrice Dominguez et Jacques Dorfmann. La classe ! Pour un résultat passionnant qui vous plongera dans le tennis du 20e siècle avec sa cohorte de match de légende, de joueurs fantasques aussi expressif et colérique que blagueurs et joyeux. Une époque ou le tennis rendait célèbre ses stars, à défaut de les rendre millionnaire, cela fait toute la différence. On osait encore s'amuser en dehors et surtout sur les courts. Un avertissement se méritait et il fallait sérieusement franchir la ligne rouge pour en recevoir un, contraste saisissant avec ce que les arbitres, parfois à corps défendant, pratiquent aujourd'hui. Le moindre signe d'agacement, le moindre écart de langage, la moindre raquette par terre même intacte et hop, rappel à l'ordre. Lors de cette rencontre fort sympathique, Julien me raconte comment il a découvert que Bjorn Borg contrairement à la légende, n'a pas gagné Wimbledon du fond de court, mais bien au filet. Il s'y ruait derrière sa première voir sa deuxième balle. Borg servcice-voley ? Oui monsieur ! Si proche mais si lointain, rare sont les amateurs de tennis à avoir vu un match complet de Borg, Connors, Mc ENroe ou Noah, pourtant encore adulé aujourd'hui. J'avoue faire seulement partie des adorateurs. Une époque ou un "modeste joueur" du top 100 pouvait être un redoutable compétiteur sur une seule surface et se révéler le temps d'un Wimbledon ou d'un Roland garros. Un temps où les têtes de série n'existaient pas et toutes les surprises pouvaient arriver. Surtout lorsque le roumain Nastase ramenait un chat noir sur le court pour déconcentrer son adversaire réputé superstitieux. Impayable ! Il ne s'agit nullement d'un livre nostalgique, l'auteur reste accro au tennis et suit les joueurs actuels avec autant d'enthousiasme que ceux de son adolescence. Mais une phrase de notre entretien résume ce que beaucoup pensent : "Les joueurs aujourd'hui' joue 2 fois plus vite et plus fort que ceux des années 70, mais aucun ne dégage autant de frisson qu'un Mc Enroe, un Borg ou un Connors " Je vous recommande vivement ce livre qui,j'en suis sûr vous rappellera que le tennis n'est qu'un sport, qu'un jeu, magnifique, homérique, aux joutes superbes, aux affrontements dantesques, mais juste un jeu, et que le plaisir d'y jouer a été, même pour les professionnel et l'élite du tennis mondial, une source de plaisir et d'amusement sans limites. Laurent Verrando. P.S : Je me suis beaucoup demandé quelle partie du livre j'allais citer pour illustrer le plaisir que j'ai eu à le lire. Évidement très subjectif comme entreprise, j'en ai conclue que la meilleures façon de procéder était tout simplement de vous laisser découvrir cet objet de plaisir que seul un livre parlant d'une passion, de sa passion, peut vous procurer, de cette façon en tout cas. Un plaisir jouissif et durable. P.S² : Une fois n'est pas coutume, merci à Thifenn CASTREC de L'agence Kalima, de nous avoir organisé cette rencontre.
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2010-05-21 11:04:18
Leucotomie préfrontale et tennis
Avez-vous vu ce film sortie récemment et donc l'un des acteurs principal est Léonardo Dicaprio ? Un bon film qui se passe sur une île-prison qui a pour vocation d'interner et de soigner des patients éteints de troubles psychologiques importants. Des fous pour faire simple.
Quel rapport avec le tennis ? Aucun a priori, quoi que. Je ne souhaite rien dévoiler de l'intrigue, mais pour ceux qui l'ont vu, l'une des scènes est un dialogue entre le médecin directeur de l'établissement et Léonardo qui est sur l'île pour enquêter sur la disparition d'une patiente.
Sans rentrer dans les détails, le médecin joué par l'excellent Ben Kingsley, explique que deux courants ou écoles s'affrontent sur l'île, l'un prônant l'utilisation des psychotropes et faisant la part belle au dialogue, l'autre adepte des interventions chirurgicales pour diminuer les symptômes et manifestation de la maladie pour calmer les patients.
Quel rapport avec le tennis ? J'y viens.
Ce dialogue m'a ramené quelques années en arrière lorsque jeune étudiant j'avais dévoré un livre parlant du lien entre émotions et raisonnement. Ce livre, d'Antonio R. Damaso intitulé L'Erreur de Descartes : la raison des émotions, faisait allusion au cas célèbre Phineas Gage, afin d'introduire les travaux du professeur portugais Egas Moniz, inventeur entre les deux guerres mondiales de la leucotomie préfrontale, et surtout de la célébricime lobotomie, source de nombreux fantasmes.
Phineas Gage, un Américain vivant à la fin du 19e siècle, est célèbre pour avoir survécu à un incroyable accident. Une barre de fer lui a traversé le crâne. Si les médecins qui l'ont suivi n'ont constaté aucune perte d'intelligence ni aucune altération de ses capacités de raisonnement, son comportement a par contre été considérablement modifie. Moins sociable, incapable de prendre des décisions raisonnées et efficaces, sa vie s'est détériorée.
Le choc post traumatique a longtemps été la seule explication retenu. C'était erroné. Nous savons depuis que ce patient avait subit de façon fortuite une altération du lien entre émotions et raisons.
Il est devenu un cas école en neurochimie.
Ce cas a servi le fameux professeur Moniz, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1949, qui est l'inventeur d'une intervention chirurgicale, la leucotomie préfontale, alors qu'il cherchait à soigner des patients atteints de schizophrénie ou de troubles obsessionnel compulsifs. Elle consiste, pour fairre simple, à sectionner des neurotransmetteurs dans la matière blanche du lobe ventro-médiant. En gros, on coupe le lient entre raisons et émotions.
Malheureusement, le bon professeur Moniz a aussi par la même inventé la lobotomie, qui n'est ici plus seulement une section mais l'ablation plus ou moins importante d'une partie du cerveau, et si minime soit-elle, les résultats sont à l'époque bien aléatoire.
Les progrès dans les thérapies chimiques ont rendu cette pratique assez rare, bien qu'encore utilisé. Les avancés en neurochimie n'ont pas fait disparaître ces opérations mais les progres en neurochirurgie les rendent bien moins risquées et plus efficaces. Elles restent tout de même marginale.
Quel rapport avec le tennis ? Nous y voila. Comme croyance amplement répandue dans le petit monde du sport, il semble que les émotions nuissent à la performances et qu'il faut en avoir le moins possible sur le court. Or que dit la neurochirurgie ? Que sans émotions, pas de raisonnement, du moins rien d'efficace.
Ce qui veut dire que l'ont son trompe en pensant qu'il faut essayer de ne pas avoir d'émotion. Il faut plutôt essayer deux choses.
Tout d'abord ne pas se laisser submerger par ses émotions, quelles soit négative (bien sûre) mais aussi positive. Si un état de grâce est une chose formidable, il dure rarement le temps d'un match. Ne jamais oublier la tactique et la stratégie car dans l'euphorie, on en oublie souvent l'essentiel. Moins lucide, on finit par perdre sa concentration puis le match.
Deuxièmement, il faut accepter ses émotions et s'en servir comme arme positive. C'est toujours lorsque l'ont a peur de la faire qu'une double faute arrive. Pourquoi ? Parce que l'ont connais les conséquences ce cette erreur, et qu'avant même de l'avoir commise, ont l'a visualisé, anticipé et fatalement, elle arrive. Au lieu de ça, dite vous que l'adversaire compte aussi dessus, qu'il n'est pas préparé à faire un bon retour et que lorsque vous aurez servi, qu'il aura fait un retour un peu moyen, vous attaquerez et égaliserez. Visualisez votre attaque, votre volley, votre point, et oubliez votre service. La pré-visualisation mentale peut vous aider comme elle aide les champions, mais elle ne doit pas nuire à ce que nous sommes, des êtres émotifs.
Mettez vos émotions au service de votre efficacité, ne cherchez pas toujours à ne rien ressentir, au contraire.
Prenez exemple sur Federer. Son calme est trompeur, s'il manifeste rarement ses émotions, à l'intérieur c'est un volcan. Tout est au service de son tennis et même si parfois ses sensations lui jouent des tours, sont palmarès plaide en sa faveur.
Jeune il cassait des raquettes à la pelle. Il n'a pas changé, ne croyez pas qu'il se soit assagit. Il a toujours envie de la casser sauf qu'il a beaucoup travaillé pour transformer ses pensées négatives en pensées positives. Au lieu de jeter son pauvre cadre par terre, il serre les dents et se dit qu'il va servir encore plus fort que la fois précédente.
Si cela ne vous convint pas, pensez à Mac Enroe. Il ne jouait jamais aussi bien que lorsqu'il pensait avoir été volé par l'arbitre, ce qui occasionné ses légendaires colère. Il avait besoin de laisser exprimer ses émotions pour bien jouer. Faite pareil !
Sources : R. Damaso intitulé L'Erreur de Descartes : la raison des émotions
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2009-11-20 15:26:58
Je suis assez surpris et même franchement déçu de constater le dénigrement dont fait preuve le tennis féminin sur la toile en général.
Les reproches pleuvent ! Jeux et joueuses stéréotypés, matchs ennuyeux, pas de vraie patronne sur le circuit, niveau global faible, densité à haut niveau faible… n'en jetez plus, la coupe est pleine. Tout cela me semble un peu exagéré.
Et malheureusement, pour le défenseur du tennis féminin que je suis, des anciens joueurs prestigieux ne se privent pas d'en rajouter une couche. Wilander et McEnroe en sont les « indignes » portes paroles. Pathétique ! Sont-ils nostalgiques d'une époque où le tennis féminin était ouvertement considéré comme mineur en comparaison du noble jeu masculin ?
Je ne dis pas que leurs avis ne comptent pas, je leur concède volontiers une expertise que leurs brillants palmarès rendent bien supérieure à la mienne. Ce qui me gène ce sont les arguments développés -quand il y en a-, car bien souvent la sentence n'a que de lapidaire…l'énoncé. Mais point de développement rationnel construit et étayé. « Je m'emmerde en regardant le tennis féminin ». Ok mais pourquoi ?
Plus incompréhensible encore, certaines femmes se font, consciemment ou non, l'écho de ces vils commentaires. Justine Henin, qui va faire son retour à la compétition en 210, donnait son opinion voilà un peu avant l'US Open et trouvait qu'il manquait une patronne sur le circuit. En gros, la n° 1 mondiale de l'époque, la russe Dinara Safina, n'est pas à sa place. C'est peu ou prou ce que pensait Serena Williams qui estimait être la « légitime » meilleure joueuse du monde et que, par conséquent, la meilleure place du classement lui revient. La fin de la saison lui a donné raisons, mais quelle triste façon de mettre la pression sur la jeune Safina qui n'a jamais dit de mot déplacé là ou d'autres comme Federer se seraient empressés de rentrer dans l'intitule et dégradante joute verbale.
Ce n'est pas nouveau. Je me souviens parfaitement que lorsque Anna Kournikova commençait à faire parler d'elle autrement que tennistiquement – elle gagnait de l'argent avec ses photos, sponsors et autres petits shorts moulants – les autres joueuses professionnelles s'étaient montrées assez cruelles envers la jolie Russe. Natalie Tauzia avait, de mémoire, expliqué qu'il était anormal quelle puisse empocher autant d'argent sans avoir remporté le moindre titre. Dans le même temps, Agassi se remplissait les poches à coup de shorts en jeans moulants, de coupes de cheveux extravagantes de moumoutes a ton appris récemment), de strip-tease enflammés… sans jamais avoir gagné un titre majeur. Clairement, il était financièrement à l'abri du besoin bien avant son premier grand Chelem. Son palmarès s'est beaucoup étoffé par la suite, il en a eu le temps et le talent.
Alors pourquoi cette différence de traitement ?
Revenons sur les propos de Justine Henin, grande joueuse dont le retour me ravit, bien que je ne comprenne pas pourquoi elle soit partie, ou plutôt pourquoi elle l'a annoncé, autrement que comme le besoin de se mettre un peu au vert pour faire une pause. En quoi avoir un numéro un mondial dominateur servirait-il le tennis ?
Pour les néophytes ou ceux qui suivent le circuit de loin, il est plus aisé d'avoir des points de repères simples. Retrouver en quart de finale tous les meilleurs joueurs permet une lisibilité plus grande. Le système de têtes de série a cette fonction. Les meilleurs joueurs sont en général les plus médiatiques. Pour les sponsors et la télévision, il est préférable qu'ils ne soient pas éliminés trop tôt dans un tournoi. Ils se rencontrent donc le plus tard possible. Mais pour les passionnés, cela n'a pas forcement d'intérêt. Personnellement, malgré toute l'admiration que je porte à Roger Federer et Rafael Nadal, il était un peu lassant de savoir avant même que le tournoi ait commencé, qu'ils allaient se rencontrer en finale. Je n'ai boudé aucune de leurs confrontations mais un peu de suspens ne me déplait pas.
Attention digression ! Cette volonté de lisibilité plus ou moins assumée n'est pas si anecdotique qu'il n'y parait. Si l'herbe de Wimbledon se ralentit quand la terre de Roland s'accélère – ou plutôt les balles utilisées réduisent la lenteur de l'ocre - c'est certainement aussi pour permettre aux meilleurs joueurs de s'y exprimer. La relative standardisation des surfaces est aussi une conséquence de cette volonté de disposer d'une trentaine de joueurs dominants et visibles qui puissent systématiquement se rencontrer dans les évènements les plus médiatiques. De même, pour que les grandes confrontations qui font l'histoire aient lieux, il faut que les meilleurs joueurs se rencontrent dans les plus grands évènements. Votre avis sur la question m'intéresserait beaucoup.
Cela étant dit, en quoi la relative instabilité du classement mondial de la WTA nuit à la qualité du spectacle ? Il n'y a pas de patronne sur le circuit, et alors ? Je trouve plutôt intéressent de suivre un tournoi en ayant aucune chances de prévoir les demi-finales avec certitude.
Aujourd'hui encore des voix courageuses s'élèvent contre l'égalité des gains dans les Grands Chelem entre hommes et femmes, puisque celles-ci les jouent en 3 sets gagnants, contre 5 pour les hommes. Tout est prétexte au dénigrement.
Voici un exemple récent. A l'US Open, le tableau masculin a vu presque toutes les têtes de séries accéder à la deuxième semaine, et n'a finalement connu que 3 seules vraies surprises : les éliminations d'Andy Rodick et d'Andy Murray, puis la défaite de Federer en finale.
A contrario, le tableau féminin a été plein de rebondissements. Le beau parcours de l'américaine Mélanie Oudin, qui a éliminé 4 Russes et non des moindres, dont l'une des grandes favorites Elena Dementieva, l'hécatombe chez les têtes de série, puis la victoire de la revenante Kim Clijsters ont certainement donné des cheveux blancs aux pronostiqueurs du monde entier.
Qu'en ressort-il ? Nombreux y voient la preuve du manque de consistance du tennis féminin où les têtes de série ne tiennent pas leur rang. Evidemment, c'est plus simple chez les hommes, Roger Federer et Rafael Nadal raflant tout ou presque depuis 4 ans.
Deux choses sont frappantes et désolantes :
- Premièrement, l'analyse rigoureusement inverse peut être produite. Le tennis féminin s'est considérablement densifié et les meilleures joueuses du monde ne sont plus à l'abri d'une top 50, alors que chez les hommes, il existe un gouffre entre les 20 meilleurs et le reste du monde, oserais-je dire entre les 5 meilleurs et le reste du monde, voire entre les 2 meilleurs et…
- Deuxièmement, la critique rigoureusement inverse était faite dans le passé lorsque les premiers tours des Grands Chelem voyaient les meilleures joueuses infliger des pluies de 6-0 à leurs valeureuses, mais malheureuses adversaires moins bien classées. Les mêmes commentateurs trouvaient un peu regrettable ces écarts de niveaux et magnifiaient les glorieuses incertitudes des tableaux masculins où des spécialistes de terre ou de surfaces rapides pouvaient briller sur leurs surfaces de prédilections malgré leurs classements souvent moyens. Est-ce encore le cas aujourd'hui ?
Parler de standardisation du jeu chez les femmes est vrai pour certains aspects du jeu. Il n'y a plus de serveuse volleyeuse, alors qu'il en reste quelques-uns chez les hommes. Cela dit, il n'y en a jamais eu beaucoup chez les femmes. Le phénomène est aussi vrai chez les hommes. Et si certains volleyent encore, dont le meilleur d'entre tous Roger Federer, l'opposition de style est quand même moins marqué que dans les années 50, concédons-le.
De même, il ne me semble pas qu'il y ait une variété de morphotypes plus importante chez les hommes, aussi les remarques considérant que le seul atout des joueuses est leur joli minois me laissent perplexe. Il est humain de préférer une joueuse au physique avantageux mais de là à réduire ces athlètes à cet aspect là me désole.
Alors pourquoi tant de mépris ?
Chacun est libre de ses opinions, je me régale personnellement de regarder le tennis féminin, pas moins pas plus que le tennis masculin. Telle joueuse frappe toutes les balles, celle-là varie et alterne, frappe à plat et lift, celle-ci trouve des angles sur la 3e ou 4e frappe, attend de pouvoir contrer… Ce sont de vraies boxeuses qui veulent faire mal à l'adversaire sur chaque frappe.
Le plus beau match de Wimbledon aura été Dementieva-Williams cette année, un monument d'intensité et de combat. Au moins aussi beau que la finale Federer-Roddick ou le match Murray-Wawrinka.
Les joueuses sont des athlètes accomplies, qui s'entraînent dur et font beaucoup de sacrifices.
Préférer le tennis masculin est une chose que je peux comprendre. Dénigrer sans fondement celui des femmes n'est rien d'autre que… du machisme.
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Fri 17/09 10:25
Carnets de balles - Julien Pichené
Fri 21/05 11:04
Leucotomie préfrontale et tennis
Fri 20/11 15:26
Machisme ordinaire dans le tennis
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Toi, toi mon toit
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David Brunat - « Balles Trappe »
Thu 18/06 12:01
Introduction
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