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  • Masters Cup - Le quatuor restant

    26/11/10 22:20 | David Brunat
    Masters Cup - Le quatuor restant Ils étaient huit au départ, il n’en reste que la moitié à la fin de la phase des poules : le Souverain du classement Nadal, le roi Federer, le troisième homme de toujours Djokovic et le « dauphin » qui joue à domicile, Andy Murray

    A tout seigneur tout honneur. Le premier qualifié, Roger Federer, s’est montré impérial depuis le début de la Coupe des Maîtres. Trois victoires expéditives (et pas un seul set perdu !) sur David Ferrer, Andy Murray et Robin Söderling. La couronne des masters lui échappe depuis 2007. Cette année sera-t-elle la bonne ? Lorsque Fed pratique un tel niveau de jeu, tout est évidemment possible et il fait figure avec Rafael Nadal de grand favori. Il serait ballot que le trophée se dérobe à lui une nouvelle fois alors que, depuis le début de la saison, il a laissé passé plusieurs occasions de gagner titres ou matchs (notamment à Bercy en demi contre Gael Monfils et à l’US Open en demi aussi contre Novak Djokovic).

    Andy Murray, auteur d’un parcours honorable à Londres, a été le second joueur à valider son ticket malgré une lourde défaite contre le Suisse. Les nerfs fragiles lorsqu’il joue à domicile, qu’il s’agisse du masters ou de Wimbledon, l’Ecossais sait que ses chances sont réduites. Pas nulles. Il reste sur de cuisantes défaites dans les grands rendez-vous, comme en finale de l’Open d’Australie en janvier dernier, et demeure toujours en quête d’un premier très grand titre. Murray ne se fait pas beaucoup d’illusions. "Il joue incroyablement bien et je ne suis pas sûr d'avoir de grandes chances", a-t-il déclaré au sujet de son futur adversaire, le numéro un mondial Rafael Nadal. Humilité tactique ou façon de baisser les bras avant même la rencontre ?

    Tableau d’honneur pour Nadal ! "C'est le meilleur tennis que j'ai jamais joué dans un Masters", s’est plu à souligner Nadal. Sans commune mesure avec son jeu de l’an dernier, calamiteux, qui l’avait conduit à une élimination expresse indigne de son rang et de ses appétits de victoire. N'ayant pas joué depuis la mi-octobre, le Majorquin n’a concédé qu’une seule manche lors de ses trois matchs de poule (contre Andy Roddick), qui vient de se faire étriller par Djokovic), la première et l’unique de ses trois confrontations. Une fois dans le rythme, il a été intraitable. Ni l’'Américain (seul représentant au Masters d’un pays non européen), ni Novak Djokovic, ni tomas Berdych n'ont pu lui opposer une résistance digne de ce nom. Rafa est très en jambes, exempt de tout problème physique, frais comme un gardon, et habité d’une soif de vaincre qui pourrait tout emporter sur sa route.

    Notons que s’il s’imposait dimanche, il serait le deuxième joueur, après Andre Agassi à avoir remporté les titres les plus convoités de la planète jaune (les quatre Grands Chelems, la Coupe Davis, le Masters, la médaille d'or olympique), Nous n’en sommes pas encore là. Mais ce scénario n’a jamais été aussi prêt de se réaliser.

    Quatrième homme : Novak Djokovic. Le vainqueur de l’édition 2008 (année où il avait remporté son unique titre du Grand Chelem, en Australie) veut finir l’année en beauté pour couronner une saison en dents de scie. Mais le numéro 3 mondial, un temps 2e au détriment de Federer, montre une fois de plus qu’il a les pieds vissés sur le podium. Malgré une défaite contre Nadal, il conserve ses chances d’aller au bout de la compétition. Il affrontera le Suisse en demi. Dur mais pas insurmontable. Les deux hommes se sont rencontrés à deux reprises depuis l’été dernier : une victoire partout (Djoko à l’US Open, Federer à Bâle).

    La hiérarchie a été (presque) respectée, avec la qualification des n° 1, 2, 3 et 5. Le 4e joueur à l'ATP, Robin Söderling, ayant été particulièrement décevant au long de ce Masters.

    Un Suisse (Europe bancaire et tranquille, pays neutre), un Britannique (Europe occidentale et ilienne, nation berceau du tennis), un Espagnol (Europe du sud) et un Serbe (Europe centrale) : le « vieux continent » affiche en 2010 une santé florissante et exerce sur le tennis mondial une domination insolente. L’euro souffre, le « modèle social européen » est à la peine, les pays émergents imposent une concurrence économique impitoyable ; mais sur les courts, l’Europe est la maîtresse du monde. La Commission européenne et la BCE n’y sont pour rien, mais voici enfin un domaine où elle tire son épingle du jeu. Yes !!


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