12/07/10 22:59 | David Saraga
Entre la Coupe du Monde et la Coupe Davis, l'Espagne aura vécu un week-end sportivement intense. Des émotions contrastées pour des trajectoires collectives opposées.
Le week-end espagnol s'est fini dans l'euphorie nationale.
Avec la première victoire d'une équipe ibérique en Coupe du Monde, c'est tout un peuple, uni derrière ses sublimes représentants, qui s'est soulevé dans la joie et l'allégresse.
Dimanche soir, l'équipe d'Espagne de football, championne d'Europe en titre, a réussi l'exploit de réaliser un doublé historique en battant les Pays-Bas au terme d'un match haché et plutôt terne. Un jour marquant pour ce pays de football, qui n'avait étonnamment jamais vu son équipe empocher le titre mondial.
Avec ce nouveau succès sportif, le pays "rouge et or" marque encore l'histoire du sport. Car ces derniers temps, le sport mondial se décline en espagnol. Entre un Nadal infernal, qui écrase tout sur son passage, un Contador invincible, un Pau Gasol adulé, le pays européen avait son lot de représentants eu plus haut niveau.
C'est désormais l'équipe de football qui vient éblouir le monde du sport. Une équipe héroïque qui affiche un football de rêve, un football fluide et collectif, un football léché et travaillé dans les centres de formations du pays depuis plus de dix ans. Un trophée qui couronne l'âge d'or du sport espagnol. Bravo.
Pourtant, avant que cette fière Espagne n'ait le coeur en fête, elle est passé, sur d'autres terrains, par d'autres émotions.
En perdant le quart de finale de Coupe Davis qui lui tendait les bras, l'Espagne (sans Nadal) a déçu. Le double tenant du titre semblait pourtant largement favori. Mais face à Verdasco, Ferrer et Lopez, c'est une équipe soudée, surprenante, pleine d'une force mentale insoupçonnée qui a su faire la différence sur le score incroyable de 5 victoires à 0.
Cette équipe, c'est la France.
La France de Guy Forget. Sans son numéro un (Tsonga), l'équipe de France a su trouver les ressources pour écraser son adversaire. David a battu un Goliath qui a montré ses limites. Pourtant, les forfaits successifs de Tsonga, Gasquet et Mathieu avaient rendu la mission quasiment impossible. Et pourtant...
L'Espagne sans son chef de file a semblé incapable de se sortir du piège d'une surface qu'elle ne maîtrise pas vraiment. Les spécialistes de la terre-battue n'ont pas su s'adapter. A l'inverse, les français, plus malléables, plus compacts, plus motivés peut-être, ont su déplacer la montagne ibère. Avec moins de représentants dans les 100 premiers mondiaux, la France possède cependant un éventail de joueur plus complet, depuis le serveur-volleyeur qu'est Michael Llodra jusqu'au défenseur de terre qu'est Gael Monfils.
C'est cet arsenal varié, cette diversité dans l'unité, qui aura permis cette superbe victoire. La France reprend du souffle et regagne les coeurs. Merci.
Désormais tous les espoirs semblent permis pour la suite du tournoi. L'Argentine,affaiblie par l'absence de Del Potro, n'est sûrement pas imprenable pour cette équipe qui a sans doute retrouvé une âme ce week-end.
Trouvez les dernières cotes de tennis sur Unibet
Parlez en à un ami »