21/04/10 09:48 | David Brunat
Les responsables du tournoi de Monte-Carlo, devenu « optionnel » pour les joueurs, vont devoir apprendre à se passer du Suisse. Faire sans le roi Roger en Principauté pour les années à venir : un coup dur mais pas fatal.
Le numéro 1 a fait l’impasse sur l’épreuve cette année, préférant démarrer sa saison de terre battue à Rome avant de jouer Estoril et Madrid (donc en faisant une croix sur Barcelone aussi bien que Monte-Carlo) en guise de préparation pour la défense de son titre aux Internationaux de France.
Alors qu’il paraît fort peu probable que le sextuple champion du Rocher Rafael Nadal et la délégation espagnole désertent un jour la Principauté, le directeur du tournoi Zeljko Franulovic reconnaît que le temps où la participation de Federer était assurée est révolu.
« Nous étions habitués à avoir Federer et Nadal. Les gens demandaient à acheter une place pour la finale entre Federer et Nadal. Nous riions ». «Mais cela montrait qu’ils étaient là, fidèles au rendez-vous. Même si nous avons eu une finale Djokovic-Nadal l’an dernier, en dépit de la participation du Suisse (battu au troisième tour) ».
Franulovic admet que les choses ont changé : « Je pense que Federer a modifié ses plans et son approche du tennis depuis qu’il a dépassé le record de Sampras en Grand Chelem. Il est papa de deux enfants maintenant. C’est toujours excellent d’avoir Federer ici, mais je crois que nous allons devoir nous habituer à faire sans lui ».
Lucide, le boss du Monte-Carlo Rolex Master Series. Qui considère toutefois que, même privé de son statut de Masters 1000 obligatoire, la réputation du tournoi garantit la présence du gratin du tennis mondial - Federer ou pas Federer.
Le fait que Federer soit citoyen helvétique ne constitue pas non plus un atout pour le tournoi.
S’il était résident monégasque comme tant d’autres joueurs, sans doute serait-il peu ou prou obligé de jouer le tournoi. Un tournoi, rappelons-le, sponsorisé par une célèbre manufacture horlogère helvétique dont Fed est l’ambassadeur et dont un « spin doctor » français, ontologiquement bronzé et sentencieux comme Confucius, avait vanté les charmes nécessaires en affirmant, avec une éloquence proprement prophétique, que si l’on n’avait pas de Rolex à 50 balais, on avait raté sa vie. Ouf ! Roger n’a pas raté la sienne, merci Jacquot !
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Ontologiquement bronzé... J'adore !
DavidS , 21/04/10 12:17
Je trouve ça vraiment dommage qu'il fasse l'impasse sur ce Masters 1000. Enfin, ce n'est pas sa faute, lui a raison vu le calendrier. mais pourquoi ne pas être obligé de jouer Monte-Carlo et de jouer les 8 autres..
Chelou!
Geoffrey , 21/04/10 12:03