15/04/10 18:01 | David Saraga
Même si son coach d’enfance vient d’être nommé à la tête de l’équipe britannique de Coupe Davis, Andy Murray affirme conserver sa liberté de décision.
Murray a affirmé sa volonté de garder le contrôle sur son planning malgré les tentatives de pression pour le faire participer au match décisif, en juillet, face à la Turquie.
Leon Smith, 34 ans, vient en effet d’être placé à la tête de l’équipe de Coupe Davis en remplacement de John Lloyd. Ce dernier a quitté le navire après la terrible déroute face à la jeune équipe de Lituanie le mois dernier. Au passage il n’avait pas épargné le joueur écossais, lui reprochant publiquement son manque d’implication en Coupe Davis.
Mais Murray l’affirme, rien ne l’obligera à jouer la Coupe Davis : « Leon est mon ami, mais je décide toujours moi-même ce qui est bon pour ma carrière. Si je décide de jouer c’est pour l’équipe et non pas parce que Leon est capitaine. »
“J’espère que ce n’est pas la raison pour laquelle il est devenu capitaine. Je ne pense pas que ce soit la manière dont les décisions sont prises dans ce domaine ».
« Je dois simplement attendre pour voir comment je serai en juillet. Mais, encore une fois, c’est une confrontation que nous sommes capables de gagner, avec ou sans moi ».
L’Ecossais, qui vient de subir une lourde défaite sur la terre-battue de Monte-Carlo contre l’allemand Kohlschreiber (6-2 6-1) a sans doute d’autres priorités.
Son jeu semble s’étioler depuis l’Open d’Australie et ce nouveau revers surprise (après ceux d'Indian Wells et de Miami) confirme le passage à vide du n°4 mondial.
Tandis que Djokovic et Nadal semblent revenus à leurs meilleurs niveaux, l’Ecossais vit un nouvel échec retentissant dans un tournoi où il était demi-finaliste il y a un an. Sans explication particulière, il admet être entré dans un cercle vicieux : « Je dois faire en sorte de ne pas paniquer. Tout le monde peut traverser une telle période. Il faut que je retrouve ma régularité de l’année dernière » a-t-il expliqué hier, se refusant à analyser plus en avant cette défaite.
On le devine, dans ces conditions, la Coupe Davis restera encore secondaire dans l’esprit du joueur qui n’a, de toute façon, jamais montré de velléités patriotiques particulières.
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