02/04/10 11:56 | David Brunat
Andy Roddick va laisser à son sort l’équipe américaine de Coupe Davis, qui ne pourra pas compter sur lui pour la rencontre de barrage que joueront les Etats-Unis en septembre. Et qu'ils devront gagner pour rester dans le groupe mondial
L'inoxydable numéro 1 américain et ancien numéro 1 mondial en a décidé ainsi. Ce sera sans lui.
Pour 2010, Andy s’est déconnecté de la Coupe Davis pour se concentrer sur le circuit ATP, une décision pour le moment payante puisque, après une finale à Indian Wells, le champion âgé de 27 ans est encore en lice à Miami où il défendra tout à l’heure ses chances contre Rafael Nadal pour accéder à cette autre finale d’un Masters 1000 américain. Qu’il a déjà remporté en 2004.
Que les Etats-Unis risquent de quitter le groupe mondial - ce qui n’est pas arrivé depuis 1987 - n’a pas amené Roddick à changer son fusil d’épaule. Sa décision était mûrie, stratégique et irrévocable.
Il a bien servi son pays en Coupe Davis puisqu’il a joué pas moins de quarante-deux matches en simple en neuf ans. Mais le temps passant et les espoirs de titres se réduisant à proportion, il juge le moment venu de rouler davantage pour lui.
« Si vous vous engagez en Coupe Davis, vous le faites pour une année », justifie-t-il, espérant que les hommes de la « relève », John Isner et Sam Querrey, vont élever leur niveau de jeu après la rencontre du mois dernier contre la Serbie, qui les avait sèchement battus.
« C’est leur année. Je ne crois pas qu’on puisse jouer au coup par coup en fonction de certains événements. Non, la décision que j’ai prise l’est pour toute l’année ».
L’adversaire des Etats-Unis ne sera connu que dans quelques semaines. Depuis 2005, la nation la plus titrée de l’histoire en Coupe Davis n’avait pas eu à affronter une rencontre de barrage.
Pour la petite histoire, rappelons que c’est lors d’une rencontre de Coupe Davis que Roddick avait établi le record du service le plus rapide jamais enregistré : en 2004 contre la Biélorussie. 249,4 km/h. Qui dit mieux ? Personne, pour le moment.
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