23/03/10 14:41 | David Saraga
Le Sony Ericsson Open est à l’image de la ville qui l’accueille : coloré, vibrant et glamour. Mais si le divertissement est le maître mot, le tennis reprend ses droits lorsque les meilleurs joueurs de la planète se rencontrent.
Le tournoi de Miami se déroule en réalité dans l’île mitoyenne de Key Biscane. Cette situation géographique atypique donne au tournoi une saveur exotique toute particulière. Comme l’explique son fondateur, Butch Buchholz : « Vous traversez le pont, et c’est comme si vous quittiez la ville pour un paradis tropical ». Pas étonnant alors que la plupart des meilleurs joueurs ATP répondent systématiquement présents pour ce tournoi magique, entre une ville lumineuse et une nature accueillante.
Car même si l’île s’apparente à un coin de paradis, la mégapole envoutante n’est pas si loin et devient rapidement la deuxième attraction de la quinzaine. Et à Miami, on ne fait pas les choses à moitié. Non contents de voir s’affronter chaque année les meilleurs joueurs du circuit, les fans de tennis ont la chance de vivre deux semaines de pur divertissement.
Grâce au sponsor du tournoi, Sony Ericsson, la fête du tennis se répand depuis l’île de Key Biscane dans toute la ville. Avec le « Party Tour » le premier week-end vibrent aux sons de trois grandes soirées organisées sur le thème du tennis. Les convives peuvent s’amuser avec Virtua Tennis et découvrir les dernières innovations de la marque tout en se déhanchant sur la musique des DJ les plus tendances. Les défilés de mode, les soirées privées, les spectacles de rues, viennent compléter agréablement un programme tennistique des plus attrayants. Enfin, beaucoup plus qu’à Indian Wells, les « people » se pressent dans les tribunes de Miami pour en faire incontestablement « the most glamorous event on the ATP ».
Pour autant, les strass et les paillettes peuvent parfois révéler leur côté sombre. C’est le cas, lorsqu’en 2009, Richard Gasquet est contrôlé positif à la cocaïne. Une soirée un peu trop alcoolisée laissera place à une véritable saga judiciaire qui continue de hanter le joueur, aujourd’hui retombé à la 74e place mondial. La fête et le tennis ne font pas toujours bon ménage…
Mais les paillettes ne masquent pas l’essentiel. Lorsque les joueurs entrent dans l’arène, le sport reprend ses droits, avec ses moments de légende, ses matchs inoubliables, ses émotions intenses et ses anecdotes sympathiques.
Et la légende de Miami a un nom : André Agassi. Entre 1990 et 2003, l’américain aura remporté à six reprises le tournoi. Un record de titres en Masters 1000. Dans ce tournoi où brillent l’Amérique du tennis, le deuxième grand nom n’est autre que l’adversaire de toujours, Pete Sampras. Avec trois titres "seulement", le champion laisse pour une fois les honneurs au « Kid de Las Vegas ». Notons d’ailleurs, qu’avec 17 trophées, Agassi reste jusqu’à aujourd’hui le recordman de titres en Masters Series.
Autre temps, autre rivalité. Pour les maîtres du tennis actuels, le tournoi de Miami c’est avant tout la première confrontation entre Rafael Nadal et Roger Federer. C’est là, en 2004, que tout a commencé. C’est là qu'un jeune majorquin de 17 ans a battu le n°1 mondial de l'époque pour la première fois dans un match à sens unique (6-3 6-3). Ce premier coup d'éclat du prodige espagnol s'interprète aujourd'hui comme le premier signal de ce qui attendait le monde du tennis. L'année suivante, le Suisse à son sommet, prendra sa revanche dans une finale de toute beauté en cinq manches (2-6, 6-7(4), 7-6(5), 6-3, 6-1). L'un des rares matchs perdu par Nadal après avoir mené 2 sets à rien.
C’est aussi à Miami qu’on a vu l’année dernière Federer craquer et, pour la première fois depuis très longtemps, fracasser sa raquette sur le sol, à la suite d’un coup droit dans le filet face à Novak Djokovic. Peut-être était-ce le dernier coup de sang du n°1 mondial…
L’histoire de Miami est peuplée d’autres noms et d’autres légendes : Lendl, Wilanders, Chang, Courier, Muster, Rios, en sont sortis vainqueurs en leur temps. Le palmarès reste tout de même fortement marqué par les succès américains (13 en 24 ans). Les espagnols et les français n’ont jamais pu y graver leur nom. Le dernier vainqueur est écossais.
Comme Indian Wells nous l’a rappelé ces derniers jours, le circuit est plus ouvert que jamais. Un nouveau nom et de nouvelles couleurs pourraient venir agrémenter l’histoire du tournoi. Mais l’heure des pronostics n’est pas encore venue…
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Ah ça donne envie d'y être ! Un grand show sea sex & fun avec un peu de tennis pour faire sérieux : that's Miami ! ;-))
Drix2000 , 23/03/10 18:15