20/03/10 09:42 | David Brunat
Au terme d'une rencontre à sens unique remportée 6/1 7/5, le Suédois s'offre son premier ticket pour le dernier carré d'un tournoi Masters 1000.
Amis pronostiqueurs, méfiance. Sur le papier, le quart de finale entre l'Ecossais, tête de série n°4, et le Suédois, n°6, était en faveur du premier, qui s'était promené dans ses matchs précédents. Même si Robin Soderling avait fait forte impression contre Tsonga, qui n'arrive décidément pas à trouver la brèche dans le jeu du Scandinave, nul n'imaginait qu'il laminerait un Murray totalement impuissant face à ses coups de boutoir et ses terribles frappes croisées.
Murray a même frôlé la pure fessée lorsqu'il s'est retrouvé dans le premier set à 0/5 et 30/40. Lent en déplacement, poussif en tout et notamment en construction de jeu, il a concédé la première manche en un peu plus d'une demi-heure.
Le même scénario a bien failli se reproduire dans le second set, où il a dû écarter trois balles de match à 3/5. Quelques occasions gâchées alors par Soderling lui ont permis d'éviter ce qui s'appelle en bon français une branlée. Mais l'accès de déconcentration du Suédois, découlant d'une domination écrasante et non pas de la "peur de vaincre", aura été de courte durée. Alors que Murray avait recollé au score jusqu'au jeu décisif, il s'est imposé dans le tie-break sans trembler.
Un match mené d'une main de fer par l'homme du Nord. Et qui, malgré l'impériale solidité qu'il a déployée, ne laisse pas de surprendre. Comment le 4e joueur du monde et finaliste du dernier Grand Chelem en Australie a-t-il pu faire montre d'une telle apathie ? Pourtant nous ne sommes pas à Dubaï !
La seule chose qu'il ait réussie hier, c'est son analyse d'après-match :
"Robin a vraiment très bien joué et moi vraiment pas. Il frappait des coups très puissants du fond de court, il ne me laissait pas la chance de m'installer dans les échanges et je ne bougeais pas bien. Il est nettement meilleur que lorsque que je l'avais joué pour la dernière fois il y a trois ans. Quand il est dans son rythme, il tape fort des deux côtés et ça rend les choses difficiles."
Prochain adversaire de Soderling dans le désert californien : Andy Roddick, qui s'est imposé en deux sets contre l'Espagnol Tommy Robredo (contre lequel il n'a toujours pas perdu en onze rencontres). Et qui s'est qualifié du même coup pour sa quatrième demi-finale à Indian Wells après 2005, 2007 et 2009.
"Avec Soderling, dit-il, il faut s'attendre à être souvent sur les talons. Il t'empêche de t'installer aux commandes du match et d'en prendre le contrôle. Il n'est pas drôle à jouer quand il tape la balle comme il aime." Hé ben alors Andy empêche-le de taper la balle comme il aime. That's the point !
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