11/03/10 14:56 | David Brunat
Près de vingt ans après s’être retiré du circuit pro, John McEnroe n’abandonne pas le tennis. A 51 ans, il se rapproche de son rêve : créer sa propre académie de tennis ...
« La (Big) Mac Académie » : non, il ne s’agit pas d’une société savante dédiée à la promotion du hamburger, ou bien d’une société secrète aux buts inavouables …
Le champion américain, couronné à sept reprises en Grand Chelem, reconnaît être préoccupé par l’état actuel du sport qu’il domina avec son compatriote Jimmy Connors dans les années 70 et 80.
En clair : la suprématie américaine n’est plus qu’un vieux souvenir (malgré Andy Roddick, prodige durable mais pas éternel, et en dépit de la qualité de la relève incarnée par John Isner ou Sam Querrey). Bref, l’avenir du tennis US n’est pas garanti.
Pour remédier à cette situation, McEnroe espère enclencher sans délai le projet de centre de formation auquel il pense depuis des années et qu’il implanterait près de New York, sa ville natale. Big Mac à Big Apple pour travailler à un big avenir de la petite balle jaune au pays de Bill Tilden et Jack Kramer, voilà qui aurait assurément de l’allure !
Après l’élimination des Etats-Unis (croqués tout cru par la Serbie) au premier tour de la Coupe Davis, McEnroe s’est lamenté : « Le tennis a baissé d’un cran dans ce pays, il n’est plus ce qu’il était à l’époque où je jouais contre Borg ou Connors » (qu’il déteste pourtant cordialement).
Tout cela réclame notre plus grande attention, a-t-il expliqué. « Nous devons faire mieux. J’aimerais voir plus de jeunes jouer au tennis. J’en suis arrivé au point où je vais enfin créer cette académie dont je parle depuis longtemps ».
Le vétéran est toujours très actif sur les courts, il est l’une des stars du Senior Tour où il reçoit des cachets très élevés mais se défonce sur chaque point comme à la grande époque ; et ses coups de génie et de colère font les délices des spectateurs, ainsi qu’il y vingt ou vingt-cinq ans … Il s’est récemment produit dans le cadre de cette compétition en Floride et à Zurich.
Si son projet voit le jour, Mac rejoindra le club très fermé des anciens numéros 1 mondiaux ayant créé leur propre académie. Ce cénacle distingué, prisé et qui fait œuvre utile compte dans ses rangs Andre Agassi ou Gustavo Kuerten. « You can’t be serious ! ». Eh ben si, justement ! Ce projet est des plus sérieux. Bonne chance, Mac.
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