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  • Federer, le Negus du tennis en Ethiopie

    20/02/10 19:29 | David Brunat
    Federer, le Negus du tennis en Ethiopie Le roi de la planète jaune s'est rendu la semaine dernière en Ethiopie. Le Bâlois y a visité une école que sa fondation parraine. Les enfants l’ont trouvé sympa mais ne savaient pas trop qui était ce blanc rigolard et affectueux …



    La revue Suisse "L'illustré" a livré, sous la plume du journaliste Laurent Favre, une relation savoureuse de son voyage dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

    Nous reproduisons ici cet article, en précisant que le numéro 1 mondial va faire son retour à la compétition dans les tous prochains jours : au tournoi de Dubaï, où il jouera en quelque sorte à domicile, puisqu'il y a une résidence secondaire. Il y affrontera au premier tour le Français Julien Benneteau, qui l'avait battu au Masters 1000 de Bercy en novembre dernier ; le Suisse ne sera certainement pas d'humeur à se laisser battre deux fois de suite par un joueur classé 39e à l'ATP.

    Après l'Ethiopie, le bling-bling et l'opulence insolente de Dubaï ... Contraste assuré ! Mais qu'il évolue dans les palais dorés des Emirats ou qu'il visite les plus humbles masures et les écoles défavorisées du continent africain, Roger garde le même sourire et la même humanité. Rolex et grand coeur ...

    Récit :

    " Dans les rues d’Addis Abeba, la voiture file entourée de gamins qui crient en agitant les bras. «Number one, number one!» «Federer! Federer! Nous t’aimons!» Roger Federer n’est pas au bout de ses émotions. Arrivé à Sululta, dans l’une des deux écoles qu’il finance en Ethiopie à travers sa fondation, le champion de tennis est accueilli par des chants. «Tous les enfants chantaient : «Roger, notre père.» Je n’ai pas compris tout de suite, mais j’avais les larmes aux yeux.»

    Roger Federer n’oublie jamais qu’il est (Sud)-Africain par sa mère. «J’y allais souvent en vacances quand j’étais enfant.» Aujourd’hui, il verse chaque année un million de francs [suisses] pour divers projets humanitaires en Afrique du Sud et en Ethiopie, mais aussi au Mali, en Tanzanie, au Malawi et au Zimbabwe.

    Mais le don n’est qu’une forme d’échange. Et, si le Bâlois donne beaucoup, il reçoit également énormément en retour. De l’amour, bien sûr, mais aussi un autre regard sur lui-même. «Tu fais quoi?» lui demande une petite fille. «Du tennis», répond le meilleur joueur de l’histoire en souriant. Les petits Ethiopiens le connaissent un peu de nom mais, pour eux, il est surtout celui qui leur offre un avenir.

    «As-tu des enfants?» questionne un autre. Apprenant l’existence de ses jumelles, il ne veut pas savoir si elles vont jouer au tennis un jour, ce que tous les journalistes lui ont demandé une fois, mais si «elles vont reprendre la fondation plus tard». Pour une star, cette fraîcheur d’esprit et cette candeur n’ont pas de prix…

    Une petite fille a voulu savoir quel âge il avait. «Devine!» a lancé Roger du tac au tac. «Je ne sais pas vraiment avec les Blancs», a hésité la petite avant de risquer une réponse: «Quarante-cinq?»

    Ce dont aucun enfant ne doute en revanche, c’est que Federer «est sûrement moins fort à la course que les Ethiopiens». Pour ne pas les décevoir, Roger a disputé un petit sprint, qu’il a terminé comme s’il était à bout de souffle. Les enfants ont ri et lui leur a rendu leur sourire. Il n’oubliera pas les enfants d’Ethiopie.






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