22/01/10 16:12 | David Brunat
En cette fin de première semaine, il ne reste plus qu'un seul tricolore en lice, le numéro 1 français Jo-Wilfried Tsonga. Le pire résultat depuis 2003. Morne plaine au pays des kangourous ...
Force est de reconnaître que le tennis français ne brille pas aux antipodes par les temps qui courent ...
Car le moment est, hélas, déjà (presque) venu de dresser le bilan des bleus à l'Open d'Australie. Un bilan en guise d'hécatombe : unique rescapé français, Jo fait figure, c'est selon, d'ultime recours ou de dernier des Mohicans.
Il était notre meilleure chance, il demeure - à ce jour - le seul debout. Et bien debout, puisqu'il a été impeccable depuis le début du tournoi, gagnant en trois sets ses deux premiers matchs et se sortant avec la manière du piège Taylor Dent.
Ils étaient 14 au départ de la course. La première étape en a laissé exactement la moitié, 7, sur le carreau.
Si Richard Gasquet a livré un match d'anthologie en cinq sets contre le Russe Youzhny, on a en revanche assisté à de piteuses gamelles françaises : Jérémy Chardy, laminé par le modeste Ouzbèke Istomin (le Palois n'aura inscrit que 4 jeux contre le 103e joueur mondial !!), Sébastien Grosjean, exécuté lui aussi, ou encore le vétéran Fabrice Santoro, battu en trois sets par un client certes des plus sérieux, Marin Cilic, mais le "magicien" à la baguette un peu émoussée aurait mieux fait de raccrocher les gants à la fin de la saison 2009 - comme il l'avait d'ailleurs annoncé à cor et à cri - plutôt que de quitter par la petite porte son 70e tournoi du Grand Chelem. Santoro veut-il faire aussi bien que ces politiciens pour qui l'essentiel est de durer ?
Mickael Llodra n'a pas démérité. Il s'est fait sortir au deuxième tour par un redoutable "terrien" et solide joueur de surface rapide, Juan Monaco, après avoir mené deux sets à zéro (tout comme Gasquet). Fin de l'aventure aussi pour Stéphane Robert, une des révélations françaises en 2009, éliminé en cinq sets au deuxième tour également par l'Espagnol Montanes, opposé maintenant à Roger Federer.
Julien Benneteau a remporté l'unique affrontement franco-français du tournoi en battant son compatriote David Guez après s'être pris un violent 6/0 dans la première manche. Il n'a pas pesé lourd au second tour contre le géant Karlovic.
Au troisième tour, il ne restait plus que trois tricolores dans le tableau. Deux d'entre eux sont déjà retournés à leurs chères études : Gaël Monfils et Florent Serra. Le premier, huitième de finaliste l'an dernier, est tombé de haut face à l'Américain Isner, vainqueur à Auckland la semaine dernière - rencontre entre un pur athlète et le "Karlovic yankee", serveur surpuissant et géant des courts : 2,06 m sous la toise.
Monfils est tombé sur un os, un peu comme Tsonga lors du dernier Wimbledon face à Karlovic. Isner lui a infligé 26 aces, plus que "l'homme élastique" n'en pouvait absorber. Il a tout donné, il a cherché à se transcender, il a bien retourné, bien couru et bien distribué. En vain. Pris à la gorge par le gratte-ciel américain, impérial au service et pressant à la volée, il s'incline.
Quant à Florent Serra, l'un des rares représentants de la délégation française à avoir fait bonne figure en début de tournoi avec des victoires convaincantes sur l'Autrichien Melzer et le Suédois Nieminen, il n'a pas résisté à Andy Murray, qui le sort en trois sets 7/5 6/1 6/4.
Au final, le bilan des tricolores à Melbourne est désastreux. On n'avait pas vu performance aussi pauvre depuis 2003, année où Sébastien Grosjean avait été le seul Français à dépasser le troisième tour.
Reste Tsonga. The last but not the least. Le dernier recours. Go on, Jo !
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