22/12/09 14:42 | David Brunat
Le triple vainqueur de Roland-Garros s’est attelé à l’écriture de son autobiographie. Pas de révélations fracassantes à attendre dans le style du brûlot du Kid de Las Vegas
Les effets littéraires et conséquences médiatiques de l’ouvrage autobiographique que l’enfant de Florianopolis a commencé à rédiger sont en effet très peu susceptibles de reproduire ceux d’Andre Agassi, dont la statue a vacillé depuis la sortie de son livre "Open".
Les confessions atterrantes de l’Américain sur son passé de tennisman drogué et perruqué avaient mis le feu aux poudres et la planète jaune en émoi.
Le très populaire Brésilien épargnera ce choc à ses innombrables fans. Après six années de compétition sur courant alternatif en raison d’un dos meurtri et d’opérations chirurgicales délicates, Guga s’est officiellement retiré du circuit en 2008, à Roland-Garros, son tournoi fétiche, après une défaite au premier tour contre Paul-Henri Mathieu.
Depuis, il s’est rapproché de sa ville natale de Florianopolis, a étudié le théâtre, il a fait quelques apparitions sur les courts et s’est lancé dans des actions charitables avec les enfants de Florianopolis. Et puis il a travaillé à son livre. « Le projet est encore en chantier, mais j’ai un certain nombre d’histoire originales, très belles à raconter », a-t-il révélé aux médias locaux.
Kuerten, 33 ans, a reconnu qu’il lui avait été difficile de reprendre une vie normale après avoir été contraint de renoncer prématurément au tennis en raison de ses problèmes physiques.
« Mes meilleures années étaient devant moi, j’ai dû me retirer alors que c’était encore mon heure. Il est évident que je serais encore capable de jouer au plus haut niveau. Je suis passé à côté de mes meilleures années ».
Son opération de la hanche en 2002 marqua le début de la fin pour la carrière du champion brésilien, ancien numéro 1 mondial et vainqueur du « French » en 1997, 2000 et 2001.
Guga écrivain, un rôle qu’il n’avait pas encore exercé mais qui lui attirera sans doute une nouvelle fois les faveurs du public.
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