05/12/09 10:52 | David Brunat
David Ferrer a ramené un deuxième point pour son pays grâce à sa victoire héroïque en 5 sets et 4h15 sur Radek Stepanek. L'Espagne, tenante du trophée, prend une sérieuse option sur le Saladier d'Argent
1/6 2/6 6/4 6/4 8/6 : ce score fleuve et la durée du match - près de deux fois celle de la première rencontre qui opposait plus tôt dans la journée Rafael Nadal à Tomas Berdych -, dont une cinquième manche qui aura duré près d'une heure vingt (!), en disent long sur l'âpreté du combat.
Tout avait pourtant très mal commencé pour Ferrer, largement dominé dans les deux premiers sets. Alors que Stepanek volait vers une victoire tranquille et logique, le Barcelonnais, soutenu par un public en transe, s'est arraché pour réaliser le break et remporter le troisième set, avant de rééditer l'exploit dans le quatrième.
Dans la manche décisive, le vent du boulet n'est pas passé loin non plus : lorsque Stepanek, génial en volée, en amorties et autres coups courts cotonneux à souhait, s'est procuré une balle de break à 3-4 sur le service de Ferrer, balle qui, s'il l'avait transformée, lui aurait permis de servir pour le match et très probablement de remporter ce dernier.
L'histoire ne s'est pas écrite ainsi : c'est au contraire le Tchèque, physiquement atteint alors que Ferrer donnait l'impression d'une fraîcheur inentamée (un physique de robot inoxydable !), qui s'est fait breaker à 6-6. Au bout du rouleau, il a balancé les deux derniers jeux.
Chapeau à David qui a fini par terrasser le Goliath tchèque - pourtant très inspiré et techniquement supérieur - après avoir été malmené pendant deux heures.
Il fallait voir l'atmosphère survoltée dans les gradins, tant du côté des supporters tchèques que des Ibères. Une ambiance de feu, comparable à celles auxquelles donnent lieu les plus belles soirées du Barça. Et qui fait partie intégrante de la magie de la Coupe Davis.
Il fallait voir aussi le staff espagnol, massé comme un seul homme au bord du court. Et parmi cette équipe orange et or vibrante et soudée comme tout, un certain Rafael Nadal ... Bondissant, applaudissant à tout rompre à chaque point gagné par son coéquipier, brandissant encore et toujours le poing comme s'il était lui-même sur le court. Vamos !!
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Tout à fait daccord avec cette analyse. Stepanek a été techniquement au-dessus, un vrai régal par moment. Mais Ferrer a fait du Ferrer, il s'est accroché et l'a finalement remporté. A mon avis, sans le public, il n'y serait pas parvenu !
Geoffrey , 05/12/09 14:45