29/11/09 19:58 | David Brunat
Le numéro 7 mondial a remporté la première édition londonienne du Masters en dominant 6/3 6/4 un Juan Martin Del Potro impuissant face à la machine à gagner russe, impressionnante de maestria.
Davydenko vient de signer le plus beau succès de sa carrière en remportant l’édition 2009 du tournoi des Maîtres après avoir atteint, l’an dernier, la finale de la dernière édition chinoise du Masters. Belle transition !
Consécration méritée, logique et légitime au vu de la prestation qu’il a livrée aujourd’hui, et qui avait d’ailleurs été annoncée avant le début de la compétition par les plus fins observateurs, dont un certain Jo-Wilfried Tsonga et un quidam nommé Gilles Simon, qui avaient l’un et l’autre fait du Russe leur favori ou en tout cas un très sérieux prétendant au titre. Bonne pioche !
Plus frais, plus tranchant, le Russe a exécuté Del Potro qui n’a pas réussi à convertir les rares occasions qu’il s’est procurées (deux balles de break à 3-2 dans le deuxième set) et s’est en revanche fait breaker dans chacun des deux sets. Du travail de pro.
Exit le quintet magique composé de Federer (qu’il a battu hier pour la première fois de sa carrière et après douze défaites), Nadal, Djokovic, Murray et Del Potro … Davydenko s’est invité pour la première fois sur la plus haute marche du podium d’un très grand tournoi (n’ayant à ce jour remporté aucun Grand Chelem), après avoir réalisé une semaine impeccable venant couronner une fin de saison flamboyante (victoires à Hambourg, Umag, Kuala Lumpur et surtout au Masters 1000 de Shanghaï).
Juan Martin Del Potro, potentiel futur numéro 1 mondial, est tombé sur un os. La cuirasse Davydenko n’avait aujourd’hui aucun défaut. En tout cas le joueur de Tandil ne l’a pas trouvé, et la déjà légendaire puissance de l’Argentin s’est échouée contre un mur infranchissable.
Dès les premiers échanges, Davydenko a imprimé son rythme sur le match. Excellente relance, déplacements vifs, prise de balle précoce, services lourds et variés, enchaînements heureux et volées efficaces : tels ont été les ingrédients d’un succès annoncé.
Il a déroulé, exerçant une pression constante sur son adversaire, moins tranchant qu’à l’accoutumée et très faible en revers. Del Potro a commis quantité de fautes directes, joué trop court, manqué d’inspiration tactique et perdu souvent patience.
Impérial sur son engagement (87% de points remportés sur sa première balle), toujours solide sur les points importants (3 balles de break sauvées sur 3), Davydenko a dominé l’Argentin de la tête et des épaules (au sens métaphorique de l’expression, car le Russe fait rachitique à côté du « double mètre » de Tandil …).
"Il a joué un tennis incroyable, bien meilleur que le mien. Il est très fort, il va vite, il joue comme une PlayStation. C'est très difficile de faire un point contre lui", s’est exclamé après la rencontre le malheureux adversaire du joueur de Volgograd, nanti d’un chèque supplémentaire de 1,5 million de dollars et d’une pluie de points ATP. A 28 ans, il n’a pas dit son dernier mot, ni peut-être esquissé son dernier sourire, un de ceux, rares, que le tsar Nikolay I sait arborer dans les très grandes occasions …
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