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  • Safin a réussi sa fin

    11/11/09 19:41 | David Brunat
    Safin a réussi sa fin Le rideau est définitivement tombé pour le Russe après sa défaite contre Del Potro (voir notre "match report"). Une nouvelle vie s’ouvre pour lui, loin des courts mais sans doute encore plus trépidante. Balzac aurait apprécié ...

    Cette fois, c’est fini. Son interminable tournée d’adieux, inaugurée en début d’année avec la campagne australienne, a pris fin aujourd’hui. Marat Safin, triple vainqueur du tournoi et ancien numéro 1 mondial (en 2000, l’année de son premier triomphe à Bercy), a rangé pour toujours ses raquettes. A son grand soulagement. Mais pas à celui de ses innombrables fans, amateurs des frasques et du tempérament impétueux du Russe aussi bien que de son talent incandescent.

    On dit que Safin a cassé plus de 500 raquettes au cours de sa carrière. Ses accès de colère, ses pétages de plomb (jusqu’à montrer ses fesses à Roland-Garros en 2004 lors d’un match accroché contre Felix Mantilla), son caractère bien trempé et surtout son tennis plein et magnifique, lui confèrent une place de choix dans l’histoire de ce sport.

    C'est à Bercy, tournoi dont il a soulevé le trophée en 2000, en 2002 et en 2004, que le Russe avait choisi de clore sa carrière - Bercy où la Russie avait également battu la France en finale de la Coupe Davis 2002.

    Et Bercy s’est mis en quatre pour lui rendre hommage après une énième défaite, mais une défaite de justesse (son meilleur match de l’année ?) et contre le 5e joueur mondial du moment.

    Del Potro, conscient de participer à un moment historique, a longuement enlacé son adversaire à l'issue du match. Puis Safin a été félicité par le gratin de la planète jaune (Novak Djokovic, Gilles Simon, Tommy Robredo entre autres) avant de recevoir les clés du POPB des mains de Cédric Piolone, accompagné de Jean-François Caujolle, directeur du tournoi, et de Jean Gachassin, président de la FFT.

    Un film diffusé sur les écrans géants disposés au-dessus du central a retracé en quelques images « clés », c’est le cas de le dire, les grandes heures de la carrière du Russe. Plusieurs champions avaient choisi ce support pour saluer le grand Marat, dont Roger Federer, son compatriote Nikolay Davydenko et Andy Murray, à l’heure où il prend la clé des champs.

    Grand fêtard devant l’éternel, le Russe trouvera moyen de célébrer dignement sa retraite dans un établissement nocturne de la capitale.

    « A nous Paris », pourrait-il s’écrier comme un célèbre héros de Balzac. Lui qui, à 29 ans, couvert de gloire, d’argent et de femmes, n’a plus aucune envie de jouer aux Rastignac des courts et de traîner son ennui pendant les entraînements rébarbatifs et les attentes prolongées dans les aéroports et les vestiaires.

    Bon vent, Marat !




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