03/11/09 12:07 | David Brunat
Roger Federer, absent du circuit depuis la finale de l’US Open, a fait hier soir son retour à la compétition dans son « domaine » de Bâle, dont il raffole, et où il fait figure de dieu vivant.
Pas de problème pour son retour sur le circuit après six semaines de relâche.
Roger Federer, qui a avoué ne pas avoir touché une raquette pendant trois semaines, a sorti un match solide contre le Belge Olivier Rochus. Frais, mobile, affûté au service, il passe sans encombre ce tour de chauffe. 6/3 6/4 : un score net et sans bavure. Il affrontera l’Italien Andreas Seppi au tour suivant. Le voilà en appétit et en route pour un 4e titre consécutif.
A vrai dire, on n’est pas mécontent du retour du roi. Il commençait à nous manquer … Plaisir, donc, de le revoir en selle sur ses terres voire dans son « royaume », comme diraient les chroniqueurs emphatiques et shakespeariens.
Triple vainqueur consécutif et tenant du titre, le Suisse a décidé de mettre le paquet : il s’alignera aussi en double avec son compatriote et ami Marco Chuidinelli.
Il faut dire que le double « patriotique » lui réussit : c’est avec un autre compatriote et ami, Stanislas Wawrinka qu’il a décroché la médaille d’or aux J.O. de Pékin en 2008.
On sait la valeur affective sans pareille que revêt pour lui ce tournoi qu’il arpenta jadis dans un complet anonymat, bien avant de soulever ces trophées sentimentaux devant un public en extase. C’était au temps où le jeune Roger, sympathique galopin natif du cru, ramassait en culottes courtes les balles de ce tournoi dont il est aujourd’hui le maître, l’idole, le dieu helvétique et paternel.
Par son prestige personnel et sa fidélité à cette épreuve, il a contribué au lustre actuel dont peut s’enorgueillir Bâle, naguère étape fort banale dans le calendrier de la planète jaune.
Federer est certainement pour beaucoup dans l’obtention du statut d’ATP 500. Il a également fait un beau cadeau au tournoi en signant un engagement de présence de … 9 ans, soit jusqu’à ses 35 ans !
Cela valait bien un hommage rare avec cantatrices, son et lumières et courbettes des « officiels ». Les organisateurs du tournoi et les autorités de la ville de Bâle savent fort bien ce qu’ils doivent à l’enfant du pays. Au point d’avoir décidé de rebaptiser à l’avenir la St Jakobs Halle en Roger Federer Halle ! De Saint-Jacques à Saint-Roger, il n’y a qu’un pas (chassé et chaussé d’une tennis).
Parlez en à un ami »