15/10/09 14:23 | David Brunat
Stanislas Wawrinka et Gaël Monfils viennent de rejoindre le cortège des joueurs malades ou blessés qui ont dû tirer leur révérence en plein match. L'addition commence à être salée. Et le calendrier de l'ATP à figure de casse-tête chinois
Après les abandons de Juan Martin Del Potro, Andy Roddick, Tommy Haas ou encore Thomaz Bellucci, le Suisse vient donc de jeter l'éponge alors qu'il était mené 4-2 dans la troisième manche de son match contre le Tchèque Radek Stepanek.
Rappelons qu'il avait bénéficié au tour précédent de l'abandon de son adversaire, Andy Roddick ...
Gaël Monfils a pour sa part abandonné (comme rappelé dans une autre actu de ce jour de tennistalk) alors qu'il venait de se faire double-breaker dans la troisième manche par le Croate Ivan Ljubicic. Assez faiblard notamment au service, plutôt mou et lent dans son déplacement, le Français, malade, a jugé plus sage de se retirer.
Quelques réflexions à chaud que m'inspirent ces retraits forcés :
Bientôt les joueurs qui termineront "entiers" une saison entière feront figure de "survivants" ou de forces de la nature.
Ce phénomène est ennuyeux pour les joueurs - leur force de travail s'amenuise -, pour les amateurs de tennis - qui doivent renoncer à voir évoluer certains de leurs champions préférés - et bien sûr pour les organisateurs des derniers tournois de la saison, dont Bercy, où il faudra composer avec plusieurs absences notables. Quant au Masters de Londres, qui réunit théoriquement les 8 meilleurs joueurs du moment, il est dorénavant acquis que ce ne sera pas le cas en raison de l'absence certaine de qualifiés (Murray) et du possible (probable ?) retrait de Del Potro et Roddick ...
Si les blessures et autres indisponibilités au tennis ont rarement des conséquences graves pour les joueurs (car c'est un sport qui, malgré les innombrables bobos jalonnant la vie des vedettes, est l'un des plus sûrs qui soient, bien loin de la haute montagne, de la F1, de la voile ou même de la chasse ...), il n'en reste pas moins que ces abandons toujours plus nombreux font fâcheuse impression et hypothèquent la fin de la saison 2009 comme jamais auparavant.
Ce stakhanovisme auquel sont aujourd'hui condamnés les membres de l'ATP (sur fond de gros intérêts financiers et d'enjeux "géopolitiques" entre les villes qui accueillent une épreuve du circuit) devra bien être tempéré un jour ou l'autre ... Et le plus tôt sera le mieux.
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