10/10/09 14:46 | David Brunat
Le numéro 1 français a été très solide contre son adversaire et compatriote Gaël Monfils, sorti des tatamis en deux petits sets, 6/3 6/3. Récit d'une mise au tapis ...
Jo s'est qualifié pour sa première finale à Tokyo et sa troisième de l'année après Johannesburg et Marseille (qu'il a remportées toutes les deux). Ce faisant, il se rapproche de la qualification pour la Masters Cup, d'autant plus que ses concurrents immédiats, Verdasco et Soderling, ont tous deux perdu.
Force est de constater que le circuit asiatique réussit aux Français : après la victoire de Gilles Simon à Bangkok la semaine dernière, après les exploits de Roger-Vasselin à Tokyo, le patron du tennis français se qualifie dans la capitale nippone quelques jours après avoir été déchu de son titre à Bangkok, qui est donc passé à un autre Français.
Jo a livré un match plus que solide et sans bavure. Physiquement affuté, très concentré, il a servi le plomb tout en manifestant dans l'échange une vélocité moins dépensière en énergie mais tout aussi efficace que ses coups lourds et dévastateurs. Cette approche toute en mouvement, presque élancée, mêlant attaques et changements de rythme, conjuguant puissance et fluidité, a fait plier un Monfils beaucoup moins fringant et qui a été breaké à deux reprises dès la première manche par un adversaire supérieur dans tous les départements du jeu.
Bien appuyé sur son coup droit, en totale réussite, Tsonga a pu dérouler, envoyant son adversaire aux quatre coins du court et déployant, quand il le fallait, sa puissance de feu.
A nouveau breaké au milieu du deuxième set, Monfils a multiplié les coups de défense et tenté des choses à la volée, mais en vain. Le rouleau compresseur était en marche ... "Je me suis senti très puissant aujourd'hui. Tout rentrait et c'était dur pour mon adversaire de renvoyer la balle", a déclaré Tsonga, compatissant pour le vaincu mais ravi de son niveau de jeu.
La meilleure statistique de sa domination : un seul point perdu sur ses 29 premières balles de service !
Je crois savoir que Tsonga a beaucoup travaillé sur son physique depuis quelques mois, qu'il a perdu du poids et qu'il a veillé avec son entraîneur Eric Winogradsky à ménager son organisme, quitte à refuser de s'engager dans certains tournois. Cette stratégie s'avère payante. Jo gagne aussi à l'évidence en maturité, voire en malignité.
Son adversaire pour le titre : le Russe Mikhail Youzhny, tombeur de Lleyton Hewitt. Un joueur pétri de talents, aux résultats inégaux, de tempérament fantasque, mais qui sait être au rendez-vous dans les grandes occasions (on se souvient de sa victoire surprise sur Paul-Henri Mathieu en finale de la Coupe Davis 2002).
Je suis très confiant pour Jo, qui a sorti un grand match en demies et qui a toutes les cartes en main pour s'imposer ici, après un titre sur le continent africain et dans l'hexagone. 3 titres dans 3 continents différents, voilà qui ne serait pas sans beauté ...
Il est favori, et il a remporté leur unique rencontre. C'était en quart de finale de l'open d'Australie 2008. Le tournoi, et l'année, où Jo a explosé.
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j'en fait mon favori même si youzni semble "on fire" en ce moment. !!!
spoonnie , 10/10/09 15:11