17/04/09 16:43 | Laurent Verrando
Même s'il perd au prochaine tour à Monte Carlo, le suisse Stanislas Wawrinka aura connu la satisfaction d’une première victoire en carrière contre son ami Roger Federer.
"Il peut être battu, ce qui est dur, c’est de jouer contre un ami," a indiqué l’attachant 13° mondial qui avait perdu ses deux matchs précédents sur circuit ATP contre son ami et équipier de Coupe Davis, vainqueur ensemble de la médaille d'or de double à Pékin.
"Nous avons tant de bon souvenir de cette médaille d'or. Quoi qu'il en soit, je suis très heureux d’être en quart de finale, et pas uniquement parce que je bats Roger.
"Je suis heureux de le battre. Je l’ai déjà joué dans deux grands matchs, et j’y ai eu des opportunités que je n’ai pas pu saisir et j’ai perdu. Mais là j’ai pu gagner."
Wawrinka humblement n’oublie pas de préciser que selon lui, sa victoire est aussi à mettre sur le compte de la méforme actuelle de Roger Federer.
"C'était son premier tournoi sur terre," explique t-il (il est dans le même cas) "Il est arrivé seulement deux jours avant le tournoi, et il n’est pas facile de passer de dur à terre battue en si peu de temps. Je pense que ça a fait la différence. "
Évidemment il y a un grand respect de tout les joueurs suisses, et bien au-delà, pour Roger Federer. Constatons sans jugement qu’il n’est plus la machine invulnérable qui a dominé le tennis ces dernières années. Les raisons en sont multiples, et il faudrait un long « papier » pour cerner le phénomène.
Cela ne signifie pas que Roger ne dominera plus le tennis mondial, ou qu’il ne gagnera plus de grand chelem, ou même qu’il ne redeviendra pas N°1, mais il doit accepter l’idée que jamais il ne redeviendra ce monstre de victoire indestructible que ses adversaire redoutaient tant, au point même de tous, ou presque, partir battus avant même d’entrer sur le court.
Plus jamais il n’aura cet ascendant psychologique sur le circuit. Le parallèle avec l’équipe américaine de basket est intéressant. Après la dream team de Barcelone (1922) et les titres moins facile des années qui ont suivis, l’écart c’est réduit puis, sentiment d’infériorité éliminé, les équipes du vieux contient (Espagne, Lituanie, Russie…) et du nouveau monde (Argentine) ont accrochés puis battus l’arrogante dream team. Elle a repris son bien à Pékin, mais plus jamais une équipe comme celle de 92 n’existera, du moins dans sa domination.
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