13/03/09 14:40 | Laurent Verrando
Carlos Moya et Lleyton Hewitt, tous deux anciens numéro 1 mondial, ressentent des douleurs à la hanche qui perturbent leurs saisons. Ce n‘est pas le plus heureux des points communs.
A 32 ans, c’est la première fois de sa carrière qu’il va manquer les tournois d’Indian Wells et de Miami.
Moya, participant fidèle à ses compétitions, à atteint la finale d’Indian Wells en 1999, face à Mark Philippoussis, un autre blessé du circuit. Une autre époque pour le vétéran espagnol qui, en 2009, n’est qu’à 25% de match gagné. Famélique pour un compétiteur qui aspire toujours à jouer les premiers rôles.
« J’ai des douleurs depuis quelques mois mais nous espérions qu’elles n’étaient pas sérieuses et que je pourrais reprendre le tennis progressivement », explique Moya, actuellement 45ème à l’ATP. «C’est un vrai coup dur, je ne m’y attendais pas du tout. Mes plans sont tous suspendus...Il est trop tôt savoir quand je pourrais rejouer »
Il s’est rapidement attaqué au problème et attend les résultats des tests et examens effectués.
Moya ne souhaite pas revenir sur le circuit avant d’être à 100% rétabli. Opéré de la hanche cet été, Hewitt a beaucoup joué depuis la reprise de la saison. La semaine dernière, pendant la coupe Davis, il a ressenti de vives douleurs à la hanche et n’a pu défendre ses chances convenablement. Pire, cela risque de chambouler toute sa saison à venir. Moya ne veut pas faire la même erreur.
La hanche est très sollicitée chez le tennisman. Surfaces dures, appuis ouvert en coup droit, saut répétés, torsion de buste, calendrier chargé (surchargé ?) avec matchs à répétitions, entrainements longs et denses… tout ces facteurs aggravent les pathologies et traumatismes de cette articulation. D’autres joueurs en ont souffert, Gustavo Kuerten notamment.
Les remèdes sont nombreux (antalgiques, rééducation, analyse et modification technique…) mais le plus efficace reste le repos, ce qui pour les joueurs est parfois difficile à accepter. Cela implique de mettre en suspend sa saison, mais aussi de régresser sans garantie de retrouver rapidement un niveau équivalent. Les efforts pour revenir sont parfois insurmontables, surtout chez les joueurs au-delà de la trentaine, l’organisme récupérant moins vite.
Carlos Moya n’ajoutera probablement jamais un deuxième Rolland Garros à son palmarès, dommage pour tous ses fans.
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