10/03/09 14:27 | Laurent Verrando
Bernard Tomic est banni de toute compétition pendant un mois et devra payer $1200 d’amende après un incident survenu en décembre dernier.
Lors du futur de Perth en Australie, le papa du jeune prodige conteste une décision de l’arbitre, crie au scandale, dénonce un complot et ordonne à son fils de quitter le court.
La fédération australienne, choquée par se comportement, a réclamée et obtenue des excuses publiques. L’ITF a souhaité réagir rapidement afin d’éviter toute escalade et vient donc de l’exclure du circuit jusqu’au 6 avril.
Tomic est un grand espoir su tennis Australien, 382ème à l’ATP, récent vainqueur de son premier tournoi challenger, et surtout très précoce chez les junior ou il à déjà réalisé quelques prouesses. Il a remporté l'Open d'Australie junior à 15 ans, a disputé les demies de Wimbledon et les quarts de Roland-Garros. Il est le premier joueur de l'histoire à avoir remporté l'Orange Bowl dans trois catégories (- 12 ans, - 14 ans, - 16 ans). Il a également été sélectionné en Coupe Davis en septembre dernier, sélection déjà honoré, malheureusement, par une dispute avec son compatriote Peter Luczak à l’entrainement.
Tomic, née en Allemagne, est avant tout l’espoir d’une vie meilleure pour ses parents, immigré Croate arrivé en Australie avec pour tout bagage, une volonté farouche de s’en sortir. Les rêves de Tomic père pèsent aujourd’hui sur les épaules de Barnard et de sa petite sœur Sara. Le fardeau est lourd à porter.
Le père se charge de l’entrainement, bien aidée et financé par la fédération australienne qui cherche un remplacement à Lleyton Hewitt. Comme souvent dans c’est ca là, les résultats aidants, le père-entraineur revendique un savoir faire et une reconnaissance dans les structures fédérales là ou malheureusement, il n’a pas encore sa place. Ou plutôt, il n’a pas encore le bagage éducatif et tennistique suffisant pour prétendre orienter positivement les politiques en cours.
Si l’entourage peut être bénéfique dans l’éclosion d’un champion, il peut être aussi destructeur. Espérons que Bernard Tomic et son père tire les leçons de cette sanction.
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